À l’heure où le GIFAS ouvre son bureau à Delhi et que tous les voyants sont au vert pour les PME et ETI qui font le pari de s’ouvrir vers l’international, le Groupe AMETRA s’implante en Inde via une joint-venture avec l’entreprise locale NUCON.

S’implanter à l’étranger reste un saut difficile à faire pour de nombreuses entreprises françaises. Pourtant, le potentiel est bien là et le contexte industriel français permet de mettre toutes les chances de son côté. Comment et pourquoi ?

La progression spectaculaire de l’attractivité française

La France est de plus en plus attractive, portée notamment par son industrie qui a attiré à elle seule ⅓ des investissements étrangers dès 2017 (source : baromètre EY).

Comparatif des investissements industriels par année :

 Groupe AMETRA

© Groupe AMETRA

C’est ainsi que plus de 300 projets industriels ont été menés en un an (centres de R&D, création de sites), ce qui place la France au premier rang des pays européens en la matière. L’Hexagone a donc le vent en poupe, ce qui représente de belles perspectives pour les sociétés du paysage industriel français, notamment les PME et les ETI.

 Groupe AMETRA

© Cabinet EY

De belles opportunités pour les entreprises, à condition d’oser se lancer à l’international

Dans ce contexte très positif, un point reste toutefois délicat pour les entreprises françaises : la question de l’export, sur laquelle la France tend d’ailleurs à se placer en retrait sur les deux dernières décennies. Seules 2 ETI sur 5 osent s’y frotter à l’heure actuelle !

Pourtant, les PME exportatrices affichent non seulement d’excellents résultats, mais aussi un “optimisme supérieur à la moyenne” d’après cette enquête de conjoncture. Plusieurs acteurs travaillent donc à inverser la tendance, dont BPI France, la French Fab et le GIFAS – pour ne citer qu’eux.

L’internationalisation est un levier fondamental de croissance et de réussite dans les années à venir, aux côtés de la digitalisation et de la modernisation des équipements.

L’un des défis pour les PME et ETI est d’articuler le “made in France” et une projection stratégique à l’international. Cela implique de repenser son schéma industriel tout en s’appuyant sur la marque France.

Les freins à l’internationalisation et les solutions pour se faire accompagner

Pourquoi les PME et ETI hésitent-elles à se lancer ? Les freins sont d’abord psychologiques : la peur du saut vers la mondialisation, de se retrouver seul en terre inconnue…

Heureusement, le contexte est propice pour un accompagnement adapté et sur-mesure.

 BPI France, partenaire de la French Fab, propose ainsi un accélérateur dont l’un des axes de travail porte sur l’internationalisation des activités. Les résultats sont déjà là : 40% des entreprises de la seconde promotion se sont développées sur de nouveaux marchés grâce à l’export, mais aussi une implantation à l’étranger pour la moitié d’entre elles… avec à la clé, un CA export en progression de 22% (source).

Cette initiative est loin d’être la seule option disponible. Dans le secteur aéronautique, le GIFAS a lancé son programme “ambition PME-ETI” pour accompagner la croissance et booster la compétitivité de dizaines d’entreprises françaises. Pendant 18 mois, chaque société est accompagnée à la fois collectivement et individuellement pour aboutir à un plan stratégique bien formalisé.

Enfin, n’oublions pas la Chambre de Commerce et d’Industrie et ses 123 chambres installées dans 92 pays : les PME et ETI peuvent s’appuyer sur ce réseau pour trouver l’aide et les conseils nécessaires à leur installation à l’étranger.

Trouver le bon partenaire, prendre le temps de l’analyse

Un projet d’internationalisation doit être réfléchi. Il est important de pouvoir anticiper les risques pour les limiter, mais aussi pour bien comprendre où l’on met les pieds.

Quel est l’état de la concurrence au niveau local? Quelles sont les opportunités offertes en s’implantant dans ce pays ? Quelle structure juridique envisager, dans quel cadre légal national ? Comment impliquer les équipes et communiquer efficacement auprès de ses clients ? Comment transférer son savoir-faire et ses processus sans perdre son identité ?

Beaucoup de questions doivent trouver une réponse avant de foncer tête baissée. Pour réussir la transition, de nombreuses PME et ETI font le choix d’une joint-venture ou autre forme d’association avec un partenaire local retenu pour sa connaissance du marché et de ses spécificités, ainsi que pour son réseau et les valeurs que les sociétés partagent.

Le Groupe AMETRA se lance en Inde

Dans ce contexte prometteur, le Groupe AMETRA, ingénieriste à capacité industrielle, s’implante en Inde à travers une joint-venture avec l’entreprise locale NUCON.

« Pour répondre aux enjeux industriels mondiaux, nous avons choisi une stratégie de développement progressive et cohérente, explique Anne-Charlotte Fredenucci, PDG d’AMETRA. Ce projet en Inde constitue un nouveau tournant stratégique après notre implantation en Tunisie en 2005 et notre partenariat avec l’ingénieriste allemand CTWe l’an dernier. »

Spécialiste des secteurs de l’Aéronautique et de la Défense, AMETRA accompagne aussi à travers cette implantation les achats locaux de ses grands clients que sont Dassault, MBDA ou encore Thales.

AMETRA a choisi NUCON pour plusieurs raisons : « Il s’agit d’une entreprise familiale d’une taille proche de la nôtre, qui détient un savoir-faire dans l’intégration électronique ainsi que les habilitations aéronautiques et de Défense nécessaires. » Le partage de valeurs communes et la recherche de l’excellence opérationnelle ont également été des critères fondamentaux dans le choix d’un partenaire indien de confiance.

Pour plus d’informations sur les métiers et le savoir-faire du Groupe AMETRA, consultez le site Internet www.ametragroup.com ou les autres articles du blog.

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